Julien Cayer

Journaliste intéressé par la vie urbaine, la politique, l'économie, les médias et les arts.

Le problème avec le trottoir sous le viaduc Rosemont-Van Horne

Cette semaine, des fonctionnaires municipaux ont installé des obstacles sur le trottoir du boulevard Saint-Laurent situé sous le viaduc Rosemont-Van Horne dans le but évident d’y faire respecter l’interdiction d’y circuler à vélo.

Ceux qui l’utilisent le savent : on frôle souvent l’accident entre le vélo, le piéton ou la voiture au coin de la rue Bellechasse et du boulevard Saint-Laurent.

La fréquentation élevée du trottoir, lien privilégié entre la Petite-Italie et le Mile-End, combinée au manque de visibilité du coin de rue (la vue est obstruée par un muret de béton) nous obligent à redoubler de prudence lorsqu’on l’aborde ou qu’on en sort, ce qui n’est visiblement pas compris par tous les usagers.

Il y a quelques semaines, un panneau prescrivant aux cyclistes de marcher à côté de leur vélo a été installé. Visiblement, la consigne n’a pas été suivie puisqu’on a cru bon d’y installer des obstacles.

Cela sera-t-il suffisant pour enrayer le problème? J’en doute.

D’abord, il n’a fallu que quelques jours pour qu’un des obstacles du côté sud disparaisse mystérieusement.

Ensuite, il faut comprendre que, contrairement aux voitures, les cyclistes montréalais n’ont (malheureusement) pas l’habitude de respecter les sens uniques. Moi-même, qui habite la Petite-Italie, je ne prends pas la peine de faire le détour par « la piste cyclable pas rapport du mauvais bord » de la rue Saint-Urbain pour traverser dans le Mile-End. Je préfère prendre le risque.

Bref, à quand un moyen sécuritaire, pratique et permanent pour traverser en vélo sous le viaduc Rosemont-Van Horne? Tout près, rue Bellechasse, la Ville vient d’aménager une belle piste cyclable. Pourquoi ne pas la poursuivre sous le viaduc? Il me semble qu’elle s’intégrerait parfaitement dans la revitalisation du secteur, dont on parle depuis quelques temps déjà.

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« M’a t’en câlisser une! » ou comment j’ai été témoin d’un dérapage policier au Parc La Fontaine.

7 juillet 2010, Parc La Fontaine. Il est environ 23h20. Mes amis et moi avons passé la soirée à pique-niquer dans le parc, pas très loin de la rue Rachel, pour fuir la canicule.

Trois agents de police se déplacent de groupe en groupe, sur lesquels ils pointent leurs lampes de poches. Le parc n’est pas encore fermé (il est ouvert de 6h à minuit) et, visiblement, il ne se passe rien de particulier autour de moi : les gens sont tranquilles, personne ne crie. Les esprits ne sont pas agités malgré la chaleur suffocante.

Nous remarquons que les policiers s’attardent auprès d’un groupe avec un chien et quelques bières, mais qui ne se distinguait pas particulièrement du lot. Ils sortent pourtant leur carnet à contravention.

Un peu indigné de ce zèle soudain envers une infraction aussi banale que de boire de l’alcool dans le parc (ce que nous faisons tous autour depuis plusieurs heures), je m’approche pour mieux entendre leur conversation. Le groupe est en train de s’identifier auprès des policiers.

Un des membres du groupe est visiblement fâché de recevoir une contravention, selon toute vraisemblance pour avoir tenu son chien sans laisse. Son chien commence à japper. Le ton monte.

*** MISE À JOUR, 10 JUILLET, 10H15 :
J’ai eu un appel d’un ami de l’homme. Il faisait partie du groupe ce soir-là. Il m’a expliqué que, contrairement à ce que je pensais, le chien était en laisse. Le policier lui donnait plutôt une contravention pour boire de l’alcool dans un lieu public lorsqu’il a marché sur la laisse du chien. C’est à ce moment que le ton a monté. ***

À un moment donné, alors qu’il est toujours assis, l’homme dit au policier quelque chose qui ressemble à : « Eille, touche pas à mon chien. Si tu le frappes, moi aussi je vais te frapper! ». Le policier répond : « Je n’ai pas touché à ton chien, j’ai touché à sa laisse! ». L’homme rétorque : « Je te dis juste de ne pas toucher à mon chien! ». Le policier répond : « Si tu continues, on t’embarque pour menace de voies de fait », puis, quelques instants plus tard, il ajoute :  «M’a t’en câlisser une, tu vas voir! ». Après un sacre bien senti de l’homme en question, les policiers choisissent de lui passer les menottes. Je les entends crier « arrête de résister! », en se mettant à trois sur lui. Pendant ce temps, ses amis restent calmes et assis.

Indignation
Devant cette démonstration de force disproportionnée, les groupes autour se mettent à protester. Certains tentent de faire changer d’avis les policiers. Un groupe d’une dizaine jeunes, qui ont aussi passé la soirée à pique-niquer près de nous, crie un slogan, de loin : « Police partout, justice nulle part! ». Deux autres policiers, arrivés en renfort (de quoi, on se le demande), les poursuivent un peu jusqu’à ce qu’ils aient arrêté deux membres de cet autre groupe.

Pendant ce temps, l’homme au chien est amené vers un véhicule de police, et on l’entend clairement se faire « étamper » sur le capot.

En signe d’indignation, quelqu’un crie « Fuck la police , et les gens autour applaudissent.

Une douzaine de voitures de police arrivent ensuite en trombe. C’est le grand débarquement. Seulement, il ne se passe rien.

Une dizaine de minutes plus tard, les deux jeunes au slogan reçoivent des contraventions pour avoir fait du bruit excessif sur le domaine public.

Après quelques instants où nous partageons notre consternation, nous repartons à la maison en partageant ce même sentiment : ça aurait pu être nous.

Alors si on résume la situation : des gens boivent un verre tranquillement dans le parc. La police se met à donner des contraventions. La foule se braque. Des renforts arrivent et distribuent encore plus de contravention. Résultat : la foule rentre à la maison, déçue par le service public.

Et puis?
La question que l’on doit se poser, c’est : à quoi cette intervention sert-elle? Il en effet interdit de consommer de l’alcool dans un lieu public et de tenir son chien sans laisse. Mais n’y a-t-il pas lieu de faire preuve de tolérance lorsque le parc est ouvert et que le groupe ne dérange pas ses voisins les plus immédiats (nous)? Une situation paisible dégénère à cause de l’intervention des policiers. Qu’ont-ils gagné? Ils ont peut-être obtenu des gens qu’ils rentrent chez eux, mais à mon avis, ils ont surtout perdu la confiance des citoyens qui ont été témoin de cet incident. Cela en valait-il la peine?

De plus, lorsque les policiers sont placés devant un individu fâché (avec raison) et qui les insulte, ne devraient-ils pas garder leur sang froid et éviter de répliquer avec des phrases telles que « M’a t’en câlisser une », un manque de respect flagrant?

Et finalement, que penser des contraventions qui sont aussi distribuées à ceux (les crieurs de slogan) qui osent prendre la défense d’un autre citoyen? Est-ce une façon de passer un message présent et futur? Laissez-nous travailler, ne posez pas de question, sinon…

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L’&?%$# de chat

Un extrait de L'ostie de chat (tout droits réservés à Zviane et Iris)

Ce matin, j’ai découvert le blogue L’ostie de chat. Créé en mars 2009 par Zviane, avec qui j’ai déjà collaboré pour la bande-dessinée La leçon de classique, et son amie Iris, on y retrouve l’histoire de deux amis, Jean-Sébastien et Jasmin, et un peu celle d’un chat nommé Legolas.

Il semblerait que je sois pas mal en retard. À ce jour, ils ont déjà conçu 177 pages de cette excellente histoire. Si ça vous intéresse, la meilleure façon de l’apprécier est encore de commencer par le début.

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L’amour du vinyle

photo : Christian Côté, Radio-Canada.ca

Ce matin, j’étais à AM, l’émission d’Anne-Marie Withenshaw à la Première Chaîne, pour parler de ma passion pour le disque vinyle en compagnie de Marie-Christine Champagne (Larivée Cabot Champagne) et Daniel Hadley (du disquaire Death of vinyl).

La discussion s’écoute ici.

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Nouveau blogue pour un nouveau départ

C’est fait! Après 4 ans de loyaux services à Radio-Canada, je fais le grand saut : je deviens journaliste indépendant, pour le meilleur et pour le pire.

J’ai passé de belles années à Radio-Canada, d’abord à Internet et services numériques (qu’on appelait à l’époque les Nouveaux médias!), puis à Bande à part, où j’ai énormément appris le métier de journaliste, de recherchiste et d’édimestre.

J’espère que cette nouvelle carrière m’apportera le bonheur, le succès et la possibilité de faire mon lavage entre deux feuillets.

Quant à ce blogue, je vais tenter de le mettre à jour le plus souvent possible. Si j’étais vous, je ne prendrais pas de chance, et je le mettrais tout de suite dans votre liste de liens, vos marques-pages et votre agrégateur de fil RSS. À tout de suite!

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