Mardi dernier, la Ville de Longueuil a adopté un règlement qui lui permettra de coordonner plus efficacement l’implantation de nouvelles tours d’émetteurs cellulaires sur son territoire. C’était auparavant la responsabilité de chaque arrondissement (Vieux-Longueuil, Greenfield Park et Saint-Hubert).
Les installations de ces tours, dont la responsabilité finale revient à Industrie Canada, causent de plus en plus d’accrochages avec les municipalités en raison des risques potentiels sur la santé de ceux qui les côtoient. C’est le cas de Chateauguay, qui affronte Rogers devant les tribunaux.
À Longueuil, le règlement porte sur la construction de nouvelles tours. Par curiosité, je me suis demandé combien il pouvait y avoir de tours déjà construites sur la Rive-Sud, par rapport à Montréal. Et je suis tombé sur ce site, dont j’ai tiré l’image suivante :
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Pour avoir une idée du nombre de tours, j’ai trouvé cet autre site. Voici ce que ça donne pour la région métropolitaine :
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Quelles conclusions est-ce que j’en tire ? Bonne question. Sur l’île de Montréal, leur nombre semble démesuré. On peut même dire qu’il fait peur. En même temps, je suis propriétaire d’un iPhone, que j’ai souvent qualifié de «mon meilleur achat de l’année», et je suis donc le premier à contribuer à la demande pour de nouvelles tours d’émetteurs cellulaires. Tout ce que je peux espérer, c’est que les risques pour la santé soient aussi minimes que possibles et que les villes et le gouvernement fédéral supervisent le mieux possible l’installation de ces tours. Amen !
Mérignac, une ville française de 65 000 habitants, a lancé un site web qui utilise la géolocalisation pour permettre à ses citoyens de lui signaler les problèmes lorsqu’ils sont de son ressort, qu’ils touchent la signalisation, l’éclairage de rue, la circulation, la propreté et plus encore.
Communiquer avec la Ville par le web, ce n’est pas nouveau. Mais lorsque l’on peut géolocaliser ses doléances, cela permet à nos concitoyens de savoir que le problème est déjà signalé, donc d’éviter le dédoublement des requêtes faites à la Ville pour la même ampoule brûlée ou le même nid de guêpes. En plus, Mérignac envoie un courriel au citoyen lorsque le problème est réglé.
On peut espérer de ce genre d’initiative une meilleure communication entre les citoyens et la Ville, mais aussi une diminution des ressources affectées au traitement de ces requêtes et, par extension, que les ressources ainsi dégagées puissent être utilisé pour régler plus de problèmes.
De plus, l’interface est claire et simple. Voyez un peu comme ça fonctionne avec la vidéo suivante. L’explication est un peu trop enfantine à mon goût (ont-ils engagé ceux qui créent les vidéos de sécurité à bord des avions ?), mais elle résume bien la manière de l’utiliser:
L’application pour téléphones intelligents devrait être disponible sous peu.
Radio-Canada faisait état hier du déclin de la Rue Prince-Arthur, «le coin branché du Montréal des années 80 et 90». Plusieurs commerces ferment, et ceux qui restent auraient de la difficulté à joindre les deux bouts. Patrice Roy va jusqu’à dire qu’elle «a plutôt l’air d’une zone sinistrée».
Dans le reportage de Louis-Philippe Ouimet, Pierre Bellerrose, de Tourisme Montréal, indique qu’il y a autant de touristes et de consommateurs potentiels qu’avant, mais qu’ils se sont déplacés dans d’autres secteurs.
Les commerçants rencontrés par le journaliste expliquent la baisse d’achalandage de cette rue de bars et de restos par l’inaction et le manque de vision de la Ville et de l’arrondissement. Elle serait non sécuritaire, notamment l’éclairage, elle manquerait d’espaces de stationnement et la neige serait mal déblayée.
Mais cela explique-t-il vraiment le déclin de la rue Prince-Arthur ? Moi-même, je ne l’ai pas fréquentée depuis plusieurs années. Mais cela n’a rien à voir avec le stationnement ou l’éclairage.
C’est parce que je ne me retrouve pas dans ce royaume de la Casa (Cabane, Caverne) grecque, des « apportez votre vin » cheaps, des Américains saouls sur les terrasses ornées de parasols Molson Dry, des caricaturistes au fusain et du line-up au Café campus.
Les vrais coupables, ce n’est pas la Ville ou le «méchant» maire Ferrandez. C’est les commerçants de la rue Prince-Arthur eux-mêmes qui, à force de miser sur le plus bas dénominateur commun de la restauration, ont perdu leurs clients au profit des nouveaux rois du spaghetti 2 pour 1 : le quartier Dix30 et Laval, qui ont de l’éclairage et des places de stationnement en masse.
De plus, je suis certain que si on creuse un peu plus loin, on se rendrait compte que la rue Prince-Arthur souffre probablement du même problème que la rue Saint-Laurent : des loyers trop élevés, souvent plus de 10 000 $ par mois, et qui forcent le profit de masse, rapide.
Avec un peu de chance, cette «décrépitude» les fera baisser un peu, et ramènera sur la rue Prince-Arthur des commerces qui ont des objectifs un peu plus nobles que de vendre le maximum d’alcool en noyant le plus de moules possibles dans du beurre à l’ail.
Samedi dernier, la STM a mis en ligne sur sa page Facebook un album photo intitulé «C’est arrivé en janvier». Il regroupe plusieurs photos intéressantes, dont la publicité de 2002 qui annonce la CAM à 25 $ pour les étudiants, mais l’une d’entre elles a particulièrement attiré mon attention : le plan du réseau de tramways de Montréal de 1924, préparé en 1923 par la Commission des tramways de Montréal, l’ancêtre privé de la STM qui a existé de 1911 à 1951.
On note aussi l’absence de service à l’est de la rue Pie-IX, entre la rue Sherbrooke et le boulevard Rosemont. Et quelques noms de rues qui ont changées depuis, comme la rue Craig (Saint-Antoine) et le chemin Shakespeare (Remembrance).
Et si la plupart des trajets ressemblent à ceux du métro actuel, on remarque le nombre élevé de lignes qui passent par la Place d’Armes, où se trouvait la plus grosse station de correspondance du réseau, le terminus Craig. Fascinant !
*** Mise à jour : Spacing Montreal a une photo du terminus Craig.
Pour les (très) curieux, le détail de chaque trajet est dans cette image.
Ce matin, j’ai twittéles photos des 10 endroits les plus intéressants du New York souterrain, tel que compilés par Architizer.
De fil en aiguille, je suis tombé sur cette magnifique vidéo d’une demi-heure mis en ligne il y a deux semaines par le réalisateur Andrew Wonder et l’historien urbain Steve Duncan.
L’été dernier, les deux curieux ont sauté toutes les barrières imaginables pour explorer le New York interdit. Ils ont documenté ce qu’ils ont vu : la station de métro abandonnée City Hall, un mini Grand Central Station avec ses arches et ses lustres, construit en 1904 et fermé depuis 1945; l’égout de Canal Street, qui a été construit au début du 19e siècle pour drainer un plan d’eau insalubre dans l’Hudson river; le pont de Wiliamsburg, qu’ils escaladent. Voici ce que donne cette expérience inédite:
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