30 août 1959 : le conducteur Osias Desrosiers termine sa tournée et ramène au garage le tram numéro 3517, le dernier à circuler dans les rues de Montréal. (Photo : STM)
Pendant que des voix s’élèvent au Québec pour demander à ce qu’on développe des initiatives de transport en commun qui tiennent compte des budgets limités pour les nouveaux projets (un maigre 20%), il est intéressant de comprendre pourquoi certaines villes optent pour le tramway.
C’est le cas de Washington, qui inaugurera deux lignes ce printemps. On peut d’ailleurs lire une entrevue avec son ancien directeur du département des transports, Dan Tangherlini, qui explique ses choix à The City Fix dans un article intitulé « The Case for Streetcars » (« Plaidoyer pour le tramway »).
Voici ce qu’il répond à ceux qui préfèreraient investir dans les autobus, qui sont moins chers et dont les trajets sont plus modulables que le tramway :
Tangherlini says that one advantage streetcars have over buses is that the tracks “give a sense of permanence, and that encourages long-term investment.” Portland, Ore., which started operating North America’s first modern streetcar system in 2001, can attest to that. A 2008 study by the city says that since streetcar plans were unveiled in 1997, “$3.5 billion has been invested within two blocks of the streetcar alignment.” The study lists “grocery stores, restaurants, galleries, shops and banks” as amenities that have been built near the streetcar lines.
En gros : les rails sont garantes d’une certaine stabilité, qui stimule l’investissement économique. Je n’ai pas encore vu d’études sur les conséquences du prolongement du métro à Laval, mais on peut croire que ça a dû influencer quelques particuliers à acheter des maisons sur l’Île Jésus, et quelques commerçants à les suivre. Dans un contexte où l’on cherche des sous pour financer le transport en commun, c’est le genre de données qu’il ne faudrait pas oublier.
Curieusement, j’étais en Suède l’automne dernier lorsque j’ai manqué l’invention suédoise la plus prometteuse/bizarre de l’année : le casque-collet de vélo.
Conçu pour les gens qui, comme moi, refusent de porter le casque en vélo, il se gonfle en 0,1 seconde lorsqu’il détecte un impact. Le test de collision est particulièrement convaincant :
En plus, il se veut esthétique. Il s’intègre facilement dans les garde-robes de filles avec des robes frou-frou ou de gars avec un chiffon jaune dans leur poche de veston :
Certains diront qu’à 400 $ l’unité, c’est un peu cher pour ne pas ruiner sa coupe de cheveux. Mais aux dernières nouvelles c’est encore moins cher que, disons, remplacer la transmission de son automobile.
Il faudra attendre encore un peu avant de patiner au Parc La Fontaine. Depuis le 20 décembre, la patinoire dite «sans bandes» est ouverte lorsque les conditions le permettent, mais si elle l’est officiellement aujourd’hui, je vous conseille tout de même d’attendre quelques jours avant de vous y précipiter.
Bien que l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, joint par le 311, me confirme qu’elle est ouverte et que le site web de la Ville qualifie ses conditions de «bonnes» (dans un document daté du 4 janvier au moment d’écrire ces lignes), elles sont plutôt passables, voire médiocres, sur place.
Je m’y suis rendu ce matin un peu après son ouverture, vers 11 h 15. Les conditions météorologiques étaient parfaites pour le patinage : -4 degrés Celsius, sans vent et plutôt ensoleillé. Les quelques rares patineurs qui ont essayé d’entrer au chalet où l’on peut se changer et louer des patins se sont heurtés à des portes closes, malgré l’horaire qui précisait qu’il serait ouvert dès 11 h.
De plus, seule la moitié de la glace était déblayée. À la décharge de l’arrondissement, on peut comprendre que la surface nettoyée était bien suffisante pour le nombre de patineurs présents, mais elle était très raboteuse, sans compter que les tracteurs qui avaient fait le travail y avaient laissé leurs traces, par endroit.
Bref, on sent que la patinoire ne s’est pas encore remise de du réchauffement de la fin de semaine dernière. En conséquence, si vous pensiez patiner au Parc La Fontaine aujourd’hui, attendez encore quelques jours.
C’est dans ce cadre que la journaliste et recherchiste Esther Pilon ma interviewé l’été dernier et qu’elle a rédigé ce texte.
À noter: l’eau a quelque peu coulé sous les ponts entre le moment où j’ai partagé avec elle mes aspirations de nouveau pigiste et la parution du texte le mois dernier, mais le portrait demeure plutôt fidèle à la réalité. On y apprend, entre autres, que j’ai envie de parler d’aqueduc et de pistes cyclables, ce qui est toujours vrai à l’heure actuelle. Mais la lecture sur les bancs de parc, elle, est bel et bien terminée.
Cette semaine, des fonctionnaires municipaux ont installé des obstacles sur le trottoir du boulevard Saint-Laurent situé sous le viaduc Rosemont-Van Horne dans le but évident d’y faire respecter l’interdiction d’y circuler à vélo.
Ceux qui l’utilisent le savent : on frôle souvent l’accident entre le vélo, le piéton ou la voiture au coin de la rue Bellechasse et du boulevard Saint-Laurent.
La fréquentation élevée du trottoir, lien privilégié entre la Petite-Italie et le Mile-End, combinée au manque de visibilité du coin de rue (la vue est obstruée par un muret de béton) nous obligent à redoubler de prudence lorsqu’on l’aborde ou qu’on en sort, ce qui n’est visiblement pas compris par tous les usagers.
Il y a quelques semaines, un panneau prescrivant aux cyclistes de marcher à côté de leur vélo a été installé. Visiblement, la consigne n’a pas été suivie puisqu’on a cru bon d’y installer des obstacles.
Cela sera-t-il suffisant pour enrayer le problème? J’en doute.
D’abord, il n’a fallu que quelques jours pour qu’un des obstacles du côté sud disparaisse mystérieusement.
Ensuite, il faut comprendre que, contrairement aux voitures, les cyclistes montréalais n’ont (malheureusement) pas l’habitude de respecter les sens uniques. Moi-même, qui habite la Petite-Italie, je ne prends pas la peine de faire le détour par « la piste cyclable pas rapport du mauvais bord » de la rue Saint-Urbain pour traverser dans le Mile-End. Je préfère prendre le risque.
Bref, à quand un moyen sécuritaire, pratique et permanent pour traverser en vélo sous le viaduc Rosemont-Van Horne? Tout près, rue Bellechasse, la Ville vient d’aménager une belle piste cyclable. Pourquoi ne pas la poursuivre sous le viaduc? Il me semble qu’elle s’intégrerait parfaitement dans la revitalisation du secteur, dont on parle depuis quelques temps déjà.
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